Après une première attaque jeudi 25 juin, Anne-Céline Sergent a de nouveau trouvé les deux chiens de ses propriétaires dans sa bergerie ce vendredi 26 juin. Huit nouveaux agneaux sont morts et quinze ont été blessés.
Après une première attaque jeudi 25 juin, Anne-Céline Sergent a de nouveau trouvé les deux chiens de ses propriétaires dans sa bergerie ce vendredi 26 juin. Huit nouveaux agneaux sont morts et quinze ont été blessés.
À peine vingt-quatre heures après une première attaque qui avait coûté la vie à 24 agneaux, le Groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) de Lambronne, à Peyrefitte-du-Razès, a de nouveau été confronté à un drame ce vendredi 26 juin.
En se rendant à la bergerie pour s’occuper de son troupeau, ce vendredi 26 juin, Anne-Céline Sergent a retrouvé les deux chiens qu’elle met en cause dans l’attaque de la veille. Selon l’éleveuse, ils se trouvaient une nouvelle fois au milieu des animaux.
Alertée, la gendarmerie s’est rendue sur place, ainsi qu’un vétérinaire venu pour constater les dégâts. "Les deux chiens ont été saisis, on va leur faire un test comportemental pour voir s’il faut les euthanasier ou s’ils peuvent être replacés", expliquait l’exploitante ce vendredi matin.
32 agneaux morts et 27 blessés en 24 heuresCette nouvelle intrusion a eu de lourdes conséquences pour l’exploitation. Huit agneaux supplémentaires ont été tués et quinze autres ont été blessés. Au total, sur deux jours, 32 agneaux sont morts et 27 ont été blessés. Le cheptel a été fortement réduit : sur les 148 agneaux que comptait le troupeau, il n’en reste désormais que 89, les autres ayant été tués ou devant être pris en charge en raison de leurs blessures.
Jeudi, Anne-Céline Sergent expliquait vivre de la vente de ces agneaux, destinés à être commercialisés au mois de septembre. Une perte qui représente donc un lourd préjudice économique. Lors de la première attaque, l’éleveuse avait annoncé vouloir déposer plainte contre les propriétaires des chiens. Une volonté réaffirmée aujourd’hui : "C’est de l’entrave à l’exploitation agricole", se désespérait-elle au téléphone ce vendredi.