La visite du bourg médiéval de Layrac est proposée par l’Office de tourisme Destination Agen. Au programme : l’histoire du village à travers ses rues, la découverte de l’église prieurale Saint-Martin et de son...
La visite du bourg médiéval de Layrac est proposée par l’Office de tourisme Destination Agen. Au programme : l’histoire du village à travers ses rues, la découverte de l’église prieurale Saint-Martin et de son exceptionnelle mosaïque romane.
Jean-Luc Moreno, guide-conférencier, accueille les visiteurs devant la poste avant de retracer l’histoire du bourg.
Créé dès l’Antiquité et situé au carrefour d’une voie romaine et du Gers, affluent de la Garonne, Layrac a dû très longtemps sa prospérité à la viticulture. À travers les rues et sur l’ancien chemin de ronde d’une enceinte, dont les fortifications furent détruites en 1621 sur ordre de Louis XIII, car il s’agissait d’une place forte protestante, le visiteur découvre, au hasard des ruelles, des maisons à pans de bois (XIVe-XVe siècles), une belle place triangulaire et ses couverts, ainsi que le clocher-porche de l’ancienne église Notre-Dame, avant d’arriver aux abords du prieuré.
L’essor de Layrac est étroitement lié à la fondation de son église prieurale affiliée à Cluny. En 1062, Hunaud de Brulhois fit don de son héritage, une partie du comté du Brulhois (qui s’étendait sur 32 communes actuelles), à l’abbaye de Cluny. L’église Saint-Martin fut alors édifiée et, fait exceptionnel, fut consacrée le 7 mai 1096 par le pape Urbain II en personne. Cet événement eut un immense retentissement et des répercussions qui assurèrent la prospérité du premier prieuré, auquel succéda, au XVIIIe siècle, la construction d’un deuxième bâtiment attenant à l’église Saint-Martin.
Jean-Luc Moreno nous détaille l’évolution de cet édifice religieux, aux volumes massifs, dont les ouvertures furent agrandies à la fin du XIXe siècle, avant de retrouver leurs dimensions originales de l’époque romane à la fin du siècle suivant. Avec ses 62 mètres de longueur, elle constitue la plus grande église romane du département. Elle abrite la plus vaste coupole romane de France pour cette période (10,5 mètres de diamètre).
Le joyau de ce sanctuaire est, depuis sa redécouverte en 1965 dans le chœur, une très harmonieuse mosaïque romane (fin XIe – début XIIe siècle), dotée de nombreuses décorations et représentant Samson terrassant le lion. Il s’agit de l’unique mosaïque connue représentant cette scène biblique.
Une visite qui offre un véritable voyage à travers les rues et près de deux millénaires d’histoire.