L’Office de tourisme Destination Agen nous convie à une visite guidée théâtralisée. Alexia Drège, alias l’Agenaise, nous entraîne à la découverte de personnages savoureux et d’un riche patrimoine édifié à l’aube du...
L’Office de tourisme Destination Agen nous convie à une visite guidée théâtralisée. Alexia Drège, alias l’Agenaise, nous entraîne à la découverte de personnages savoureux et d’un riche patrimoine édifié à l’aube du XXe siècle.
C’est au pied de la passerelle Michel-Serres que notre guide, en habit et coiffe traditionnels portés par les Gasconnes à la fin du XIXe siècle et jusqu’à la Première Guerre mondiale, nous a donné rendez-vous. Nous sommes sur l’esplanade du Gravier, lieu de rencontres et de réjouissances de cette période de l’histoire marquée par les progrès sociaux ainsi que le développement des techniques et des modes de transport. Construit en 1896, le kiosque à musique, récemment rénové, accueillait des chorales et des orchestres. Toutes les couches sociales s’y retrouvaient pour échanger et danser. La Première Guerre mondiale et l’apparition des premières automobiles mettront un terme à la fréquentation de ce lieu, oasis de verdure au cœur de la ville. Désormais, il sera plus aisé de s’échapper à la campagne.
Nous remontons vers le centre-ville par la rue Mirabeau où l’Agenaise nous indique l’emplacement d’anciennes maisons closes. Si la ville comptait alors 22 couvents, les lieux de débauche étaient également très nombreux au sein d’une ville réputée, alors, très divertissante…
Passage par la place Armand-Fallières et le cours Victor-Hugo pour découvrir les cossues maisons bourgeoises dotées de leurs beaux balcons en fer forgé, sortis tout droit des usines du Fumélois. Boulevard Carnot, notre guide s’attarde afin d’admirer deux demeures que l’on doit à l’architecte Ephraïm Pinètre : une maison au style éclectique, puis la villa Art nouveau (1896). Cette dernière représente parfaitement un style qui s’appuie sur des lignes courbes, inspirées par la nature.
Arrivés sur le boulevard de la République, nous pouvons admirer de superbes immeubles érigés à la fin du XIXe siècle, tels les anciennes Grandes Galeries (aujourd’hui Galeries Lafayette), dont la structure métallique a permis l’édification de grands pans muraux vitrés. Des colonnes ou pilastres sont ornés de carreaux de céramique représentant des motifs végétaux très colorés.
Cette balade dans le cœur d’Agen a mis en lumière la richesse d’un patrimoine édifié en un temps où la ville, qui ratera pourtant le passage à la deuxième ère industrielle (fin du XIXe siècle), était encore particulièrement prospère.