Arrivé cet été à l’USC en provenance de Montauban, Jérôme Bosviel est une des attractions du recrutement carcassonnais. L’ouvreur de 36 ans se lance un dernier défi et retrouvera un autre vieux briscard, au poste de...
Arrivé cet été à l’USC en provenance de Montauban, Jérôme Bosviel est une des attractions du recrutement carcassonnais. L’ouvreur de 36 ans se lance un dernier défi et retrouvera un autre vieux briscard, au poste de demi de mêlée, Samuel Marques.
Pourquoi avoir fait le choix de signer à Carcassonne ?
Déjà, parce qu’il y a la proximité avec Montauban. Ça c’est indéniable parce que je continue de vivre à Montauban. Du coup, je fais les allers-retours. Ça me fait 1h20, 1h25 de trajet. Après, je dors quand même sur Carcassonne une à deux fois par semaine suivant les journées de travail. Il y a aussi le fait que cela fait pratiquement 16 ans que je côtoie Carcassonne. C’est une équipe qui m’a toujours plu, qui a toujours été difficile à manœuvrer que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Ce n’est jamais facile de gagner à Albert-Domec. En plus, j’ai pas mal d’amis qui ont joué ici comme Antoine Lescalmel qui m’a toujours dit du bien de Carcassonne, de la ville, de ses supporters, du club… Enfin, il y a le challenge sportif. Malheureusement descendu de Pro D2 en Nationale, le club montre quand même pas mal d’ambitions pour cette saison. Et j’avais envie d’inscrire mon nom dans ce projet, d’y participer et de tout faire pour que l’USC retrouve sa place qui pour moi est dans les 30 meilleurs clubs de France.
"Il y a des jeunes qui poussent derrière"Une charnière Marques-Bosviel, ça a de la gueule quand même en Nationale ?
Ça a de la gueule oui ! Après, il ne faut pas oublier aussi qu’avec Sam, on prend de l’âge. Samuel, c’est quelqu’un avec qui je n’ai jamais eu la chance de jouer, mais que j’ai toujours détesté jouer. J’ai néanmoins tendance à dire vulgairement et ‘’entre guillemets’’, les joueurs les plus ''cons'' sur un terrain sont les plus gentils dans la vraie vie. Samuel, j’ai toujours eu énormément de respect pour lui, pour l’homme et le joueur qu’il est. Et il me tarde de jouer avec lui. C’est sûr que ça fait une charnière avec beaucoup d’expérience, mais il ne faut pas oublier aussi qu’il y a des jeunes qui poussent derrière. À mon poste il y a Alexandre Perez et Éthan Deletre. Même si l’an dernier j’étais en Top 14, je regardais les matches de Pro D2 et Alexandre Perez a quand même un gros potentiel. Je sais que je peux lui apporter mon expérience et lui peut tirer aussi le meilleur de moi-même. Et ça va être bénéfique pour le club. Aux côtés de Sam en neuf, il y a aussi Gaëtan Pichon qui est au club depuis quelques années. Il y a des jeunes aussi, Jules Ourliac et Kendji Bayer qui sont là pour tirer l’équipe vers le haut et nous pousser tous dans nos retranchements pour être au meilleur niveau. Et c’est plutôt très positif pour le club et la saison.
Quel est l’objectif de Jérôme Bosviel à Carcassonne ?
Mon objectif personnel, c’est d’une, de faire individuellement une bonne saison et de jouer. Collectivement, avec l’effectif que l’on a, c’est de contribuer à l’objectif et de participer. Le recrutement de Carcassonne montre que le club a des ambitions. Et il ne faudra pas se cacher derrière ça. Je pense qu’au minimum il faut jouer des phases finales. Puis, je suis très bien placé pour dire qu’une fois qu’on est en phase finale, tout peut arriver. Par contre, il ne faudra pas se tromper, parce que compte tenu de notre recrutement et de la casaque de ''relégué de Pro D2'', nous allons être attendus tous les week-ends. Ça va être une pression supplémentaire ! Mais voilà, je pense que le club et les joueurs ont les capacités de répondre présent. Et c’est de bon augure pour la saison.
Retrouvez l’intégralité de l’entretien avec Jérôme Bosviel ici.