Le Collectif Bresson Patrimoine, composé d’habitants du quartier du Mas Bresson au sud de la ville de Perpignan, se pose énormément de questions depuis que le projet de parc à thème sur le cinéma d’une envergure de 60...
Le Collectif Bresson Patrimoine, composé d’habitants du quartier du Mas Bresson au sud de la ville de Perpignan, se pose énormément de questions depuis que le projet de parc à thème sur le cinéma d’une envergure de 60 hectares et d’un budget estimé à 905 millions d’euros a refait surface avec l’annonce de l’ouverture d’une concertation publique.
Ils attendent des réponses à leurs multiples questionnements. À Perpignan, les riverains du Collectif Bresson Patrimoine ne cachent pas leurs inquiétudes de voir le projet de parc à thème sur le cinéma au sud de la ville "revenir sur le devant de la scène". Et ce d’autant plus depuis que la commission nationale du débat public a officialisé une concertation publique préalable : "Si le débat public doit se faire, on posera des questions. Et que le porteur de projets montre ses cartes."
Dans le dossier de cette autorité publique, ils s’étonnent que "l’emprise au sol de 60 hectares soit la même", bien que "le projet n’ait pas été inscrit dans le Schéma de cohérence territoriale (Scot) et dans le règlement d’urbanisme intercommunal (PLUId) de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole". "Que le budget ne soit plus, non plus de 750 millions d’euros, mais est estimé à 905 millions d’euros". Ils ne cachent pas leur surprise : "D’où viennent les fonds ? Ce projet sera-t-il vraiment viable ? Pourquoi prendre ce risque ?"
Si le projet n’aboutit finalement pas, la valorisation du foncier va-t-elle entraîner un autre projet de promotion strictement immobilière ?
"Qui fait concrètement le projet vu le montant du nouveau budget estimé ? Un seul homme ?, se demande encore la vingtaine de riverains du collectif en faisant référence à l’entrepreneur Bruno Granja, directeur de Studios Occitanie Méditerranée, et porteur du projet. Les collectivités se sont-elles elles-mêmes posé la question ? Si tous les pouvoirs publics doivent investir et devenir partenaires de ce projet, qu’ils se tournent vers nous pour en discuter." Ils poursuivent : "On nous parle de 1 500 emplois directs ? Mais embauchés par qui ?"
En clair, "pourquoi le projet continue-t-il d’être porté ?" "Nous craignons d’être dans un effet d’annonce, redoutent encore les habitants. En cas de changement de zonage au nom d’un équipement prétendument structurant voire d’intérêt national, si le projet n’aboutit finalement pas, la valorisation du foncier va-t-elle entraîner un autre projet de promotion strictement immobilière ? Et si tel est le cas, nous acceptons d’en parler. Il n’y a pas de tabou à avoir." "On est ouvert au dialogue, on est à l’écoute. Mais à ce jour, il n’y a rien", déplorent-ils.