Des plats simples, faits maison et des établissements ouverts sept jours sur sept dans les communes de moins de 15 000 habitants. Après Lavit-de-Lomagne et Cordes-Tolosannes, l'entrepreneur Antony Barcelona vient de...
l'essentiel Des plats simples, faits maison et des établissements ouverts sept jours sur sept dans les communes de moins de 15 000 habitants. Après Lavit-de-Lomagne et Cordes-Tolosannes, l'entrepreneur Antony Barcelona vient de reprendre Les Terrasses du Cloître à Moissac (Tarn-et-Garonne). Son concept Bouillon de Campagne fait salle comble.
De Saint-Tropez à Moissac, la vie d'Antony Barcelona a pris un tournant radical en seulement un an. Natif de Bordeaux, il a quitté la Côte d'Azur il y a un peu plus d'un an. Douze mois qui ont suffi pour reprendre la gestion du Vic à Lavit-de-Lomagne, le restaurant du village Cordes-Tolosannes et, depuis une semaine, il s'est installé à l'ancien restaurant Les Terrasses du Cloître à Moissac.
Tout est parti du Vic, qu'il gère depuis mai 2025. "J'ai toujours été dans le monde de la restauration. Mais ça faisait environ quatre ans que j'étais directeur d'un hôtel et chef exécutif d'un restaurant quatre étoiles", explique-t-il. "J'ai une âme d'entrepreneur et j'avais envie d'ouvrir un restaurant à mon compte."
C'est un peu par hasard, en naviguant sur Facebook, qu'il tombe sur l'appel d'offres de Lavit-de-Lomagne, pour reprendre la gestion du restaurant communal Le Vic. Antony postule avec son concept de "Bouillon de Campagne". "C'est une cuisine simple, française, de goût et fait maison. Mais surtout l'objectif est d'avoir un établissement ouvert tous les jours, midi et soir", explique-t-il. Il expose son projet à la ville, mais aussi son envie à terme de racheter le restaurant. "Le maire m'avait répondu de d'abord faire mes preuves. Je pense que pendant plus de onze mois c'est ce que j'ai fait."
Ouvrir dans des villes de moins de 15 000 habitantsDans ce rythme effréné du 7 j/7, Antony embauche et monte une équipe d'un peu plus d'une douzaine de personnes. Cependant ses ambitions ne sont pas en accord avec la politique de la commune. Il ralentit donc la voilure au Vic et ouvre un autre Bouillon de Campagne en mars 2026 dans le restaurant historique de Cordes-Tolosannes. Mais une fois encore, le restaurant ne lui appartient pas. "C'était mon objectif en m'installant dans la région", rappelle-t-il. C'est un client du Bouillon de Cordes qui lui apprend que les Terrasses du Cloître à Moissac est à vendre. Antony saute sur l'occasion. "C'est un placement idéal. La terrasse avec l'arbre m'a tout de suite charmé", se souvient l'entrepreneur.
Le restaurant moissagais permet ainsi au Bordelais de développer sa marque "Bouillon de campagne". "J'ai envie d'ouvrir en priorité dans des villes de moins de 15 000 habitants. Ce sont des endroits où on ne trouve plus de restaurants ouverts tous les jours, midi et soir, pourtant il y a une attente !" assure-t-il. D'ailleurs, l'établissement moissagais ouvert depuis une semaine affiche complet tous les jours. "Je savais qu'on allait avoir du monde, mais pas à ce point ! Ça m'a vraiment surpris."
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Des semaines intensesNéanmoins, l'ouverture du restaurant moissagais n'est pas de tout repos pour Antony et ses équipes. Les semaines de travaux se sont avérées plus compliquées que prévues. "L'établissement était très dégradé. Électricité, plomberie... nous avons tout remis à neuf", développe Antony. Côté recrutement, le Bordelais a dû ouvrir en sous-effectif. "À Saint-Tropez, c'est sûr c'était plus simple. C'est connu mondialement. On avait des profils formés qui arrivaient du monde entier", explique-t-il. " Mais je suis vraiment très fier de mon équipe, ils ont tout donné et se mobilisent chaque jour pour assurer le meilleur service possible", estime-t-il.
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En attendant, Antony reste derrière les fourneaux. "Pour faire tourner le restaurant de Moissac il faut au moins douze à treize personnes", évalue-t-il. "Aujourd'hui le monde de la restauration a évolué. On fait un 35 h, on garantit deux jours et demi de repos par semaine. Nous, on est prêts à former toute personne motivée qui souhaite travailler", assure-t-il.
Sous le charme du Tarn-et-GaronneSi Antony se démène autant pour faire tourner ses trois affaires, ce n'est pas juste pour le plaisir d'avoir un restaurant. "J'aime entreprendre, créer des emplois et faire vivre des communes", assure-t-il.
L'installation dans le Tarn-et-Garonne a, qui plus est, été une très belle surprise. "Je me suis rapproché de Bordeaux et donc de ma famille et surtout j'ai découvert une magnifique région", assure-t-il. "J'ai vraiment aimé ce paysage mais aussi les gens, qui sont très accueillants et chaleureux. J'ai 53 ans et je n'ai jamais été aussi heureux", conclut-il. Une bonne humeur contagieuse jusque dans les assiettes.