Dauphin de Saint-Étienne et toujours invaincu après six journées de L2, le Stade de Reims a beaucoup changé cet été et surfe sur un très bon début de championnat avant la réception de Montpellier, ce vendredi 18...
Dauphin de Saint-Étienne et toujours invaincu après six journées de L2, le Stade de Reims a beaucoup changé cet été et surfe sur un très bon début de championnat avant la réception de Montpellier, ce vendredi 18 septembre (20 h).
Cette semaine, le Stade de Reims a fait parler de lui pour une histoire de sel laissé dans le vestiaire du stade Marcel-Picot de Nancy, où il venait de s’imposer 2-1 vendredi dernier. Question de superstition, visiblement, de la part de Nicolas Usaï, entraîneur de Rémois qui n’ont pas encore connu la défaite après six journées.
La recette, salée donc, explique-t-elle à elle seule ce début de saison ? Évidemment, non. Car si le club historique de Raymond Kopa est toujours un vendeur hors pair – plus de 50 M€ cet été entre Zabi, Jaouen et Kipré –, il a surtout choisi de jouer la carte jeune à fond.
Onze de départ de moins de 23 ans de moyennePour preuve, il aligne l’effectif le moins âgé du championnat : 23,4 ans de moyenne d’âge aux Rémois contre 23,7 aux Montpelliérains. Cette saison, les Champenois se sont également présentés à deux reprises avec un onze de moins de 23 ans, une classe biberon dont seul le MHSC se rapproche (23 ans à Nancy, 2e journée, 0-1).
"Au-delà de l’ambition et de l’histoire du club, il y a une vraie volonté de permettre à des jeunes d’éclore, avec un fonctionnement assez novateur", a expliqué Nicolas Usaï à L’Équipe, s’appuyant sur le mantra rémois, "performer et révéler".
Un credo qui pourrait rappeler la ligne de Zoumana Camara à la Paillade, formateur dans l’âme et le parcours, comme l’est son homologue champenois, débarqué cet été. Oublié l’accent belge de Karol Geraerts, limogé après une saison bouclée sur l’échec d’une 6e place, place à celui, marseillais, d’Usaï.
Usaï, un scepticisme vite balayéPetit-fils d’un ex-président de l’OM, Hamlet Setta, l’ancien joueur d’Alès et ex-coach de Nîmes en 2022 a roulé sa bosse, de Marseille Consolat à Pau, quitté en janvier dernier, en passant par Orléans ou Châteauroux.
Son arrivée à Reims a suscité le scepticisme, notamment de supporters qui n’ont pas oublié le passé chez le rival sedanais de leur nouveau coach. Mais en quelques mois, "la greffe a pris, avec les joueurs, comme avec le club", souffle un confrère, conquis par "la personnalité" et les choix d’un technicien parti au lendemain du succès à Nancy avec l’équipe “révélation” – la réserve – à Saint-Étienne pour un match de challenge espoirs.
Sur le terrain, la patte de l’ancien Croco est visible. Autant que l’inconstance de l’effectif, capable de briller dans le sillage de son ailier danois Mohamed Daramy et du surprenant Chamsedin Kouranfal, milieu arrivé de R1, ou de déconnecter.
"Très souvent, on a une mi-temps un peu terne, avec un peu de difficultés, et chaque fois une autre où on a été performants", constate le technicien, à la tête de la deuxième attaque mais de la 5e plus mauvaise défense. L’inverse du MHSC (2e défense, 4e attaque la moins prolifique), la rançon de la jeunesse. Et l’illustration que demain, c’est loin, comme le dit la chanson d’IAM, tatouée sur l’un des bras de Nicolas Usaï. Mais pas encore sur celui de Zoumana Camara. Le mimétisme a ses limites.