Après deux défaites, Montpellier est sacré en s’imposant largement contre Castres (10-29), le vendredi 24 juin 2022.
Après deux défaites, Montpellier est sacré en s’imposant largement contre Castres (10-29), le vendredi 24 juin 2022.
La troisième aura donc été la bonne. Après avoir sorti l’UBB en demi-finales (19-10), Montpellier retrouve Castres en finale pour un remake de 2018.
Mais pas de mauvaise surprise cette fois. Les hommes de PSA mettent d’entrée la main sur la rencontre avec un premier essai d’école inscrit par Arthur Vincent (7e). Dans la foulée, Florian Verhaeghe (10e) et Anthony Bouthier (12e) y vont de leur essai. Après un quart d’heure de jeu, Montpellier mène déjà 17-0 et rien ne semble pouvoir dérégler la belle mécanique.
Pas même la sortie de Guilhem Guirado, commotionné pour le dernier match de sa carrière après une demi-heure de jeu.
Cette finale se déroule comme dans un rêve pour les coéquipiers de Yacouba Camara. Car à l’exception d’une pénalité de Dumora (34e), les Castrais ne parviennent pas à se montrer dangereux.
Castres 10
Montpellier 29
Saint-Denis, stade de France.
Arbitre : Tual Trainini.
Spectateurs : 78 914.
Mi-temps : 3-23.
Pour Castres : 1 essai Botitu (75e) ; 1transformation Dumora (75e) ; 1pénalité Dumora (34e).
Pour Montpellier : 3 essais Vincent (6e), Verhaeghe (10e), Bouthier (12e) ; 1 transformation Paillaugue (10e) ; 4 pénalités Paillaugue (21e, 39e), Garbisi (68e), Pollard (77e).
Carton jaune à Montpellier : van Rensburg (63e).
MONTPELLIER : Bouthier – Vincent, Doumayrou (Serfontein 78e), Serfontein (Ngandebe 60e), Rattez – (o) Garbisi (Pollard 68e), (m) Paillaugue (Aprasidze 58e) – Camara (cap) (Verhaeghe 64e), Mercer, Bécognée (Chalureau 76e) – Chalureau (Capelli 58e), Verhaeghe (van Rensburg 49e) – Haouas (Thomas 58e), Guirado (Paenga-Amosa 27e), Lamositele (Rodgers 63e).
L’essai de Botitu à cinq minutes de la fin ne change rien à l’affaire. Les Montpelliérains, à l’issue d’une finale de costauds, décrochent enfin le Graal et s’offrent un premier Brennus. Cette équipe qui avait pourtant connu les affres du bas de classement, l’interruption Covid-19 mais qui avait ramené un Challenge l’année précédente écrit une des plus belles pages de l’histoire de MHR.
"On en a entendu des vertes et des pas mûres sur nous cette année. Dans tous les pronostics, on était des truffes. Pour des truffes, c’est pas trop mal,
non ?", savourait Geoffray Doumayrou, revenu au club pour vivre ces émotions.
"On revient tellement de nulle part. Sur ce match, on a été froids, sereins, prêts à en découdre. On a aussi montré qu’on savait jouer au rugby et qu’on ne fait pas que défendre", glissait malicieusement Philippe Saint-André.
Onze ans après la première finale de son histoire, le MHR ramène le Bouclier sur la place de la Comédie.