Après une édition annulée en raison des trop fortes températures, le rendez-vous devant le palais de justice d’Agen est donné le lundi 29 juin à partir de 19 heures.
Après une édition annulée en raison des trop fortes températures, le rendez-vous devant le palais de justice d’Agen est donné le lundi 29 juin à partir de 19 heures.
La détermination de Laetitia, Lori, Ludvilla et Marion n’a pas faibli malgré la contrainte d’annuler le rassemblement du 22 juin, en raison de l’épisode de canicule qui traverse le pays. Le quatuor donne à nouveau rendez-vous aux citoyens, lundi prochain à partir de 19 heures, devant le palais de justice d’Agen où une action militante sera réalisée.
Sous l’impulsion de l’affaire Lyhanna dans le Gers, dont le violeur et meurtrier présumé était visé par des accusations de viols et d’attouchements sexuels sur mineurs, les quatre Agenaises entendent reconduire, autant que faire se peut, ces rassemblements visant à dénoncer les violences faites aux enfants, aux femmes, et dénoncer le manque de moyens alloués à la justice pour absorber les milliers de procédures en lien avec ce genre de méfaits. Pour ce faire, les participants seront invités à signer une lettre ouverte, que les organisatrices souhaitent faire remonter aux plus hauts sommets de l’État.
Regrettant le manque d’accompagnement des victimes de violences en Lot-et-Garonne, Laetitia, Lori, Ludvilla et Marion, engagées chacune de leur côté dans le tissu associatif local, ont le souhait de créer ensemble un mouvement militant. Ces dernières semaines sur le terrain, les jeunes femmes ont reçu de nombreux témoignages de personnes ayant été la cible d’abus sexuels durant l’enfance.
"Nous recevons également beaucoup de messages sur les réseaux sociaux. On a une demande folle", expliquait l’une d’elles dans nos colonnes. Un millier de personnes s’était réuni à leur initiative le 8 juin devant le bâtiment agenais, seulement quelques jours après la découverte du corps de la fillette de 11 ans dans un silo de la commune de Puycasquier, dont l’autopsie s’apprêtait à révéler qu’elle avait subi un viol.