Les joueurs montpelliérains ont confié leurs regrets à l’issue de la finale perdue, samedi 28 juin, face à des Toulousains aux anges après leur 4e Bouclier consécutif.
Les joueurs montpelliérains ont confié leurs regrets à l’issue de la finale perdue, samedi 28 juin, face à des Toulousains aux anges après leur 4e Bouclier consécutif.
(Au micro de Canal +) "Je ne veux pas dire que c’est une désillusion, mais franchement, je suis très fier de ce groupe. Je suis très fier de la qualité, de l’investissement de tous les mecs. Je suis fier de mon équipe, parce qu’on s’est envoyé toute la saison.
On a essayé de mettre les ingrédients au maximum. Mais quand tu es face à une équipe qui est autant titrée, il y a des choses qui ne passent pas. Perdre autant de ballons en turnover, c’est très difficile à gérer sur un match. On voit bien l’expérience des phases finales. Elle joue beaucoup, même si le score n’est pas si large. On pourra dire qu’on a des regrets, mais on pourra se regarder dans le miroir.
Il y a une frustration. On a dû avoir quatre cartouches dans la zone des cinq mètres. Je suis en partie responsable sur le cheminement de la touche. Mais on a laissé des cartouches passer. Entre-tout, c’est impossible de revenir quand on ne tue pas des penalties sans goal comme ça."
Léo Coly, demi de mêlée du MHR(Au micro de C +) "C’est clairement un manque de réalisme ce soir. On a pris la possession, on avait l’occupation, on a eu maintes et maintes occasions. On n’a pas réussi à conclure. On est tombé face à une grosse défense de Toulouse. Et voilà, ce qui était notre point fort pendant la saison nous a manqué ce soir. Échouer à 8 points, c’est un peu rageant mais c’est bon augure aussi pour la suite, pour les mecs qui vont rester au club, pour le staff, pour le club. Ça veut dire qu’ils ne sont pas loin, qu’ils sont dans le vrai. Donc je leur souhaite tout le meilleur.
Quand on voit d’où on vient, toute la merde qu’on a connue, que j’ai connue depuis 4 ans. On peut être content d’avoir fini à la seconde place de ce championnat. On a fait une saison extraordinaire, presque un sans-faute. On échoue en finale de 8 points. On n’a pas à rougir ce soir. On a la médaille en argent et eux ils ont l’or."
Ugo Mola, manager du Stade Toulousain(Au micro de C +) "On s’attendait à un scénario différent. Heureusement qu’on avait un avantage de trois marques à la mi-temps. Bravo à Montpellier car il ne faut pas banaliser ce qu’on fait. J’ai la chance d’être à la tête d’un club incroyable. A Toulouse, tu as juste envie de ne pas être le pneu crevé. Notre secret, c’est un staff de 30 personnes qui bossent sans compter, notre formation. Mais il y a plein d’équipes qui viennent nous titiller, il ne faut pas s’endormir."
Ugo Mola, le manager du Stade Toulousain.
Midi Libre - TOM SERRANO
(Au micro de C +) "On ne se rend pas compte pour le moment de l’exploit, parce que gagner 4 titres d’affilée dans ce top 14, quand on voit la difficulté de gagner les matches chaque week-end, l’étau qui se resserre d’année en année, et nous on arrive à rester là, à garder cette motivation, cette envie. Il faut vraiment qu’on savoure ces moments parce qu’ils sont rares, précieux. Je ne sais pas si tout le monde se rend compte.
Je me souviens, moi, en 2011, la finale contre Montpellier, j’étais dans les tribunes derrière, j’étais descendu pour toucher le Bouclier quand les joueurs avaient fait le tour d’honneur. Ce sont ces moments-là dont il faut se rappeler, et se rendre compte de la chance qu’on a."
Jack Willis, capitaine du Stade Toulousain et homme du match(Au micro de C +) "La force de cette équipe c’est de ne rien lâcher. Je suis fier de ce groupe. C’est un honneur d’être capitaine et de jouer pour ce club qui m’a tendu la main. Quatre titres d‘affilée, c’est vraiment spécial."