Le MHR a été pris dans ses domaines de prédilections par le Stade Toulousain, hier.
Le MHR a été pris dans ses domaines de prédilections par le Stade Toulousain, hier.
Toulouse a la fâcheuse tendance en finale de Top 14 à prendre l’équipe adverse sur ses points forts. Montpellier, c’est touche, mêlée et jeu au sol. Le MHR, depuis le début de saison, est l’équipe qui conteste le plus de ballons en championnat, tout en étant la moins pénalisée. Ce samedi 27 juin, les triples champions de France en titre ont fait la différence dans ces trois secteurs notamment sur les phases de ruck.
Le MHR, pris à son propre jeuDans ce domaine, les Haut-Garonnais ont ralenti chaque sortie de balle héraultaise, handicapant chacune des attaques montpelliéraines. À l’image de Jack Willis, quel poison ! Encore une fois dans un grand soir et élu homme du match, le capitaine rouge et noir a guidé son équipe vers la victoire avec plusieurs grattages importants dont un à cinq mètres de sa ligne sur Haouas (43e).
Véritable piment, le troisième ligne a fait vivre un calvaire à Ali Price, comme il n’en avait jamais vécu cette saison. D’habitude, le numéro 9 colle au ballon mais cette fois-ci, il n’a pas su mettre en avant ses relances rapides. Avec des sorties de balle très lentes, le MHR n’a bénéficié d’aucun ballon propre et a laissé du temps à la défense toulousaine pour se replacer.
À l’inverse, Montpellier n’a pas assez ralenti les sorties de balles adverses, malgré du mieux en seconde période avec un Vunipola toujours solide sur ses appuis et dans l’avancée. Cette “liberté” dans les sorties de balles haut-garonnaises a notamment permis à Antoine Dupont d’exploiter les rares munitions qu’il avait entre ses mains.
Au niveau de la mêlée, considérée comme un des points forts des Héraultais cette saison, les Toulousains ont posé d’énormes difficultés aux hommes de Joan Caudullo, pénalisés à de nombreuses reprises.