Réaliste durant toute la saison, le MHR a perdu son efficacité au plus mauvais des moments, samedi 27 juin en finale du Top 14. Une défaillance qui coûte cher contre un Toulouse clinique (28-20).
Réaliste durant toute la saison, le MHR a perdu son efficacité au plus mauvais des moments, samedi 27 juin en finale du Top 14. Une défaillance qui coûte cher contre un Toulouse clinique (28-20).
Montpellier a perdu son réalisme. Cette force qui l’avait porté durant toute la saison s’est évanouie ou presque pendant les phases finales. Comme si tout d’un coup, on avait coupé les cheveux de Samson, faisant perdre aux Montpelliérains leur incroyable puissance et leur réalisme impressionnant.
En première période, les hommes de Caudullo ont pourtant eu ces munitions. Après 10 minutes de jeu, par exemple. Menés 7-0, les Héraultais récupéraient une bonne pénalité et trouvaient la touche à 10 mètres de l’en-but toulousain. Mais Brennan s’élevait plus haut que les 2,04 m de Florian Verhaeghe pour cette première cartouche.
Dans la foulée, le MHR avait une nouvelle occasion, mais cette fois, c’est au sol que le Stade Toulousain contrecarrait ses plans (15e).
Même scenario, sur la suivante. Un ballon gagné sur la pénaltouche mais perdu sur la séquence suivante, à 5 m de la ligne toulousaine. Un manque de réalisme tellement inhabituel pour une équipe habituée à punir ses adversaires sur pratiquement chacune de ses occasions.
Au contraire des Toulousains qui profitaient de la moindre incursion dans le camp héraultais pour scorer. Samedi, à Marseille, Montpellier avait connu le même problème face au Stade Français. Un manque de précision constaté par le staff, mais sans trop de conséquences tant le Stade Français avait semblé dominé durant cette demi-finale.
Samedi, au Stade de France, face à ce qui se fait de mieux dans le monde du rugby, la punition a été immédiate. La fin de la première période l’a confirmé. Un nouveau ballon gagné sur une pénaltouche, un maul qui avance mais au final une nouvelle balle perdue (40e+ 1).
Les pognes de WillisMais l’un des tournants c’est peut-être ce ballon gratté par Willis. Montpellier venait de revenir au score (25-13), grâce à Piccardo (41e), dans la foulée, Uelese était à deux doigts de marquer sans une faute de Lebel. La pénalité était jouée rapidement par Mohamed Haouas, mais ce diable de Jack Willis venait avec ses grosses pognes récupérer un nouveau ballon au sol. Quand on vous dit que ce MHR a trop gâché. Face au Stade Toulousain, ce genre de maladresse ne pardonne pas (43e).
Toulouse laissait passer l’orage. On pourrait rajouter ce maul improductif à l’heure de jeu sur les 5 m du Stade à cette longue liste d’occasions perdues (59e)… Ou cette nouvelle pénalité jouée à la main, juste après la coupure due à l’orage, et cafouillée, cette fois, par Léo Coly (62e). D’ultimes regrets aussi avec cette touche trop haute pour les sauteurs héraultais à 5 m de la ligne toulousaine qui aurait pu redonner un formidable espoir (75e) ou ce dernier ballon de Nouchi dans les chaussettes de Masibaka (79e).
N’en jetez plus. Malgré près de 60 % de possession, Montpellier avait déjà grillé trop de cartouches et probablement laisser passer sa chance. Encore plus rageant quand on vient mourir à huit points d’une des meilleures équipes du monde.