Le tribunal judiciaire de Perpignan rend son délibéré sur l’avenir de la cave coopérative Arnaud-de-Villeneuve ce lundi 29 juin 2026. Une seule offre de reprise a été avancée lors de l’audience du 11 juin, celle...
Le tribunal judiciaire de Perpignan rend son délibéré sur l’avenir de la cave coopérative Arnaud-de-Villeneuve ce lundi 29 juin 2026. Une seule offre de reprise a été avancée lors de l’audience du 11 juin, celle réunissant la cave Cap Leucate et Val d’Orbieu. 130 coopérateurs et 37 salariés sont concernés à Rivesaltes et sur la plaine de l’Agly.
Verdict ce lundi 29 juin. La cave coopérative Arnaud-de-Villeneuve connaîtra son avenir. Le tribunal judiciaire de Perpignan rendra son délibéré. Validera-t-il ou pas la co-offre de reprise portée par la cave coopérative Cap Leucate ? C’est tout l’enjeu, vital, de ce jugement.
Le jeudi 11 juin, le tribunal judiciaire audiençait le projet de reprise de la cave coopérative rivesaltaise. Une structure plombée par la chute vertigineuse de la vendange en pays catalan, après trois ans de sécheresse et deux campagnes d’arrachage. En 2022, les apports des 130 coopérateurs se montaient à 42 000 hectolitres, ils n’étaient plus que de 18 000 en 2025. S’y ajoutent la crise du marché du vin, mais également de lourds engagements financiers, notamment après le rachat de la cave Sopagly en 2020.
130 coopérateurs sont impactés, comme 37 salariés. L’unique projet de reprise a été avancé sous la forme d’une "co-offre" regroupant la cave coopérative Cap Leucate et le géant Val d’Orbieu, basé à Narbonne mais également présent dans les Pyrénées-Orientales.
L’outil de vinification d’Arnaud-de-Villeneuve, désormais largement sous-exploité, intéresse Cap Leucate, d’autant que la cave audoise, forte d’un vrai projet d’avenir, se rapproche d’une autre cave de l’Aude, celle de Névian, pour créer un ensemble de plus de 300 coopérateurs. Val d’Orbieu est, lui, intéressé par les capacités de stockage et d’assemblage sur un même site que permet le site rivesaltais. Pour résumer, l’offre est à deux étages : la production et la vinification d’un côté, la commercialisation de l’autre. Elle s’élève à 2,7 millions d’euros et ne prévoyait le maintien que de 7 des 37 salariés.
Toujours selon le plan de reprise avancé, les 130 coopérateurs d’Arnaud-de-Villeneuve pourront poursuivre la vinification sur le site. L’engagement a été pris de maintenir la commercialisation sous la marque maison. Des vignerons impatients de connaître leur sort à un petit mois du coup d’envoi des vendanges 2026.