Le tribunal judiciaire de Perpignan a livré son verdict ce lundi 29 juin et a validé l’offre de reprise de la cave coopérative Arnaud-de-Villeneuve par une autre cave coopérative, celle de Cap Leucate.
Le tribunal judiciaire de Perpignan a livré son verdict ce lundi 29 juin et a validé l’offre de reprise de la cave coopérative Arnaud-de-Villeneuve par une autre cave coopérative, celle de Cap Leucate.
A un mois du coup d’envoi des vendanges, les vignerons de la cave coopérative Arnaud de Villeneuve, basée à Rivesaltes, étaient impatients de connaître leur sort, suspendu à la décision du tribunal judiciaire de Perpignan.
Ce dernier a validé la seule offre de reprise présentée à l’audience du 11 juin. Et ce lundi 29 juin, c’est bien l’offre présentée par la cave coopérative Cap Leucate et le groupe du Val d’Orbieu qui a été retenue pour sauver la cave Arnaud de Villeneuve.
"Pour le moment, nous n’avons pas plus de détails", expliquait Brice Cassagnes, le président de la cave Arnaud de Villeneuve qui confirmait à L’Indépendant "la reprise de l’outil industriel dès le 1er juillet pour permettre la préparation des vendanges dans les meilleures conditions".
Les deux parties impliquées privilégiaient une communication directe avec les adhérents avant de présenter à la presse, sans doute en milieu de semaine, le plan de reprise validé par le tribunal.
Pour rappel, Arnaud de Villeneuve, c’est 130 coopérateurs et 37 salariés répartis à Rivesaltes et sur la plaine de l’Agly. Après une réunion de crise en octobre 2025, la cave rivesaltaise avait demandé, début janvier, "l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire face à une situation économique extrêmement précaire et à l’absence de certitudes quant à l’avenir proche".
La cave coopérative rivesaltaise était plombée par la chute vertigineuse de la vendange en pays catalan, après trois ans de sécheresse et deux campagnes d’arrachage. En 2022, les apports des 130 coopérateurs se montaient à 42 000 hectolitres, ils n’étaient plus que de 18 000 en 2025. S’y ajoutent la crise du marché du vin, mais également, de lourds engagements financiers, notamment après le rachat de la cave Sopagly en 2020.
Un plan qui prévoyait de ne garder que 7 des 37 salariésL’unique projet de reprise avait été avancé sous la forme d’une "co-offre" regroupant la cave coopérative Cap Leucate et le géant Val d’Orbieu, basé à Narbonne mais également présent dans les Pyrénées-Orientales.
L’outil de vinification d’Arnaud-de-Villeneuve, désormais largement sous-exploité, intéressait Cap Leucate. Val d’Orbieu est, lui, intéressé par les capacités de stockage et d’assemblage sur une même structure que permet le site rivesaltais. Pour résumer, l’offre était à deux étages : la production et la vinification d’un côté, la commercialisation de l’autre. Elle s’élevait à 2,7 millions d’euros et ne prévoyait le maintien que de 7 des 37 salariés. Des éléments que confirmeront ou pas les caves concernées dans les jours à venir.