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Super League - Dragons Catalans : Lenny Marc-Alexis Lis, bienvenue chez les Cissouilles

Дата публикации: 24-07-2026 14:15:11

Interview. Ils sont deux des grands espoirs de la nouvelle génération des Dragons Catalans. L’un vient des Alpilles, l’autre est un pur produit de la Salanque. À seulement 19 et 20 ans, Alexis Lis et Lenny Marc...

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Interview. Ils sont deux des grands espoirs de la nouvelle génération des Dragons Catalans. L’un vient des Alpilles, l’autre est un pur produit de la Salanque. À seulement 19 et 20 ans, Alexis Lis et Lenny Marc partagent désormais bien plus qu’un vestiaire : une véritable amitié. Entre ambition, simplicité et passion du XIII, le clan des Cissouilles (du nom de la déformation d’un comique des réseaux sociaux Issou) se confient à deux voix

Vous côtoyez-vous avant de vous retrouver aux Deagons il y a un an…

A. Lis. : Nous nous sommes affrontés deux fois en championnat en U19 mais nous nous sommes un peu côtoyés en équipe de France de la même catégorie. Nous étions potes, pas proches. Chacun avait un peu sa bande, moi les Provençaux avec les Pourchi, Bonte, Lettat, Meryl, lui, il traînait avec les Catalans, les Jimenez-Lopez, Scimone, Buche…
L. Marc. : Ce n’est vraiment que depuis un an, en août 2025 à son arrivée, que nous avons appris à nous connaître. Et je dois dire que nous nous quittons plus depuis. Je lui fais découvrir les bons côtés et les bonnes adresses de notre région comme le « Crèpe Touch» à Claira, la boulangerie la «Crème de la Crème » à St-Estève, le Vigatane à Canet…
A.L. : C’est vrai que nous sommes tout le temps fourrés ensemble, avec Giovanni (Descalsi) et Guillermo (Aipuro-Bichet) aussi. En fait nous sommes tous dans le même délire. Mais nous sommes plutôt sérieux. Mais c’est vrai, que comme moi je n’ai pas mes parents, ni mon frère Rémi ici, Lenny, c’est un peu ma famille.
L.M. : Avec Alexis, nous nous ressemblons. Nous sommes des garçons plutôt simples, vrais, authentiques. En amitié, nous ne comptons pas.

Lequel des deux est le plus sérieux ?

A.L. : Niveau rugby, nous le sommes les deux. Après c’est vrai que j’aime sa douce folie.
L.M. : C’est lui. Moi je suis de la Salanque que voulez-vous. Un petit grain de folie. J’aime bien le sortit de temps en temps, mais jamais d’excès. La fête, ce n’est pas notre vie.
A.L. : Nous poursuivons notre objectif. Nous sommes conscients de ne pas avoir la même vie que les jeunes de nos âges. Mais ça nous convient. Nous savons ce que nous voulons. Nous sommes dans le même train, nous nous challengeons tous les deux. Nous avons deux cerveaux pour réfléchir (rires). Quand l’un songe à légèrement dévier, l’autre recadre.
C’est quoi la Salanque pour vous Lenny ?
L.M. : Ma vie. J’aurais du mal à la quitter, vous savez. Même Céret, c’est loin… C’est ici que j’ai grandi, je connais tout le monde. C’est un territoire familial, nous avons la mer à deux minutes. J’y ai mes amis, la pétanque où je suis licencié. Je fais pas mal de concours avec Alexis Scimone. Je suis plutôt tireur (ndlr : il a même disputé les championnats de France cadets à Nevers).

Depuis quand souhaitez-vous faire du rugby votre métier ?

A.L. : Le déclic est intervenu d’un échec. Le jour où je n’ai pas été retenu en équipe de la Ligue PACA qui faisait une tournée en Angleterre. Ça a secoué mon orgueil. Depuis, j’ai décidé de tout consacrer au rugby. À peine je me réveillai, j’allais à la musculation. Et je n’ai pas dévié de mon objectif, même quand j’étais en alternance comme paysagiste entre 16 et 19 ans. En suivant j’avais été sélectionné en équipe de France en U19, dès ma première année juniors.
L.M. : Depuis tout petit, je baigne là-dedans. Mon père Stéphane jouait ailier à Pia. Pour mon baptême, j’avais un ballon de rugby à ma chaîne. J’ai toujours été abonné aux Dragons. Nous allions à tous les matches à Brutus. Et puis, quand tout petit je jouais à Pia, j’ai eu la chance d’accompagner Scott Dureau sur le terrain. C’était contre St-Helens. Et c’est amusant, mais mon tout premier match de Super League, c’était contre les Saints.
A.L. : C’est marrant ça, car moi aussi, j’avais accompagné un joueur contre Salford lors d’un tournoi dans le coin avec Grans, et mon tout premier match, c’était contre Salford.
Être professionnel à 19 et 20 ans, le danger n’est-il pas de prendre la grosse tête ?
L.M. : Je crois que mes amis de St-Estève, les Brahimi, Neveu, Scimone et du village sauraient me remettre à ma place. Si l’un de nous deux venait à s’enflammer, je crois que l’autre le ferait redescendre sur terre. J’aurais même honte. Et à la pétanque… Non, vous me verrez jamais au golf.
A.L. : Moi, c’est bien simple je n’aime pas qu’on me reconnaisse pour le rugby.

Ça aide avec les filles non ?

L.M. : Alexis, c’est un amoureux de l’amour (rires). Ce qui est sûr, c’est qu’on ne le crie pas que nous jouons aux Dragons. Si une fille vient vers moi, et me dit « ah c’est toi qui joues au rugby », j’avoue que j’évite. Après oui, nous avons un peu de visibilité, il y a eu quelques articles, nos essais passent sur les réseaux… Mais moins on nous reconnaît, mieux c’est.
A.L. : Nous ne sommes pas Dan Carter non plus. Ou Brad Pitt. Moi, personne ne me reconnaît, peut-être à l’Amicale des Albères. Après entre les Catalanes et les Provençales, il y a match (rires). Quoi qu’il en soit, j’ai vraiment adopté la région. Ça ressemble à mes Alpilles avec St-Remi-de-Provence, les Beaux, Cassis, Eyguières, mon village bien sûr…, il y a tout ici. La mer, la montagne. Plus tard, je me vois bien rester ici.

Signer six ans aux Dragons, le club a investi sur vous…

A.L. : C’est une belle marque de confiance, c’est sûr. Je vais tout faire pour leur rendre. Signer pour un an ou deux n’avait pas trop de sens pour moi. Là, j’ai un peu de temps pour me développer. Il me manque plein de choses encore. Des pré-saisons, des minutes en Super League.

Qui vous a donné le goût du XIII ?

A.L. : J’ai commencé à 4 ans, à Et puis mon frère aîné de six ans a joué à Salon, j’allais le voir jouer… Ça m’a conforté dans mon désir de faire du rugby.
L.M. : Mon père n’a jamais voulu m’entraîner. C’est comme à la pétanque, on ne préfère pas faire doublette ensemble. Nous avons deux gros caractères, il y a parfois des étincelles. Bien sûr qu’il veut le meilleur pour moi et au fond de lui, il doit être fier de mon parcours. Il est très exigeant et c’est normal. Après chacun de mes matches, j’ai droit au débriefing dans la foulée. Et il y a toujours quelque chose qui ne va pas (rires).

À votre arrivée dans le groupe des Dragons, y a-t-il un joueur qui vous a facilité votre accueil ?

A.L. : Chris Satae avec qui je fais chambre commune en déplacement et Romain Navarette assurément. Ils sont bienveillants, et veulent mon bien. En décembre, avant la saison, alors que je ne m’attendais à ne faire que deux-trois apparitions dans le groupe, Chris m’avait dit, tu verras, on te verra une dizaine de fois. C’est vraiment un chouette mec.
L.M. : Moi, c’est Fouad Yaha. Une personne en or. Comme Arthur Romano d’ailleurs. Vous savez, quand vous intégrez les Dragons, vous restez un peu avec vos potes, les jeunes de votre âge comme Giovanni (Descalzi). Et lui, il m’a tout de suite mis à l’aise. « Allez viens on va jouer au ping-pong», « viens avec nous (les anciens) ». Et comme je ne parlais pas trop bien anglais, il me traduisait certaines consignes. Il m’a donné quelques clés.

Quelle est la principale qualité de Lenny ?

A.L. : L’envie. Comme Léo (Darrelatour), à chaque match ils jouent leur vie. En plus d’être explosif, rapide.. Mais ça, c’est la base en Super League.
L.M. : Alexis, mais il a horreur de perdre, que ce soit au rugby, dans les défis de tous les jours. À la coinche, je l’ai vu jeter les cartes. Ce sont les anciens, les Navarette, Bousquet, Tison, Maria qui nous ont initiés. C’est gars-là, ce sont les garants de la transmission de l’esprit Dragons. Plus tard, ce sera à nous de prendre le relais et d’être aussi bienveillants qu’ils l’ont été avec nous.

Quelles sont vos passions ?

L.M. : Lui, c’est la musculation. Il n’arrête jamais. Il va faire un match de padel, un entraînement… Et dans la foulée il va passer une heure à soulever.
A.L. : C’est vrai, je ne me force pas, j’aime la musculation. Gamin, j’ai pratiqué le karaté, le handball… Vous ouvrez le coffre de ma voiture, vous avez tout le matériel pour faire du sport. Et puis il y a la musique, tu m’atteins au soit, je suis branché sur Spotify… Je crois bien que j’en suis à 28 jours d’écoute depuis le début de l’année.
L.M. : La pétanque, la plongée sous-marine, la pêche à la seiche, à la daurade au Barcarès ou à Leucate…
A.L. : À la sirène aussi (rires).

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