Depuis la mise en place des points d’apport volontaire (PAV) à Agen, les habitudes ont changé pour les habitants… comme pour les restaurateurs. Si plusieurs professionnels reconnaissent une amélioration de la propreté...
Depuis la mise en place des points d’apport volontaire (PAV) à Agen, les habitudes ont changé pour les habitants… comme pour les restaurateurs. Si plusieurs professionnels reconnaissent une amélioration de la propreté en centre-ville, sur le terrain, la transition reste parfois contraignante, notamment pour la gestion du verre et des cartons.
“Globalement, ça fonctionne”, résume Xavier, restaurateur à L’Arôme, rue Molinier, à Agen. Comme d’autres commerçants du centre-ville, il estime que les rues sont aujourd’hui plus propres depuis la disparition des sacs déposés sur les trottoirs. “On s’y est fait”, explique-t-il. “Mais c’est plus contraignant qu’avant.”
Depuis deux ans, l’Agglomération d’Agen remplace progressivement les anciennes collectes en sacs par des points d’apport volontaire enterrés. “L’objectif était d’arrêter les sacs déposés sur les trottoirs pour des raisons de salubrité publique, de propreté mais aussi de conditions de travail pour les agents”, explique Éric Piquet, directeur prévention et gestion des déchets à l’Agglomération d’Agen.
Pour les restaurateurs, le principal changement concerne l’organisation quotidienne. Finis les sacs laissés devant les établissements : il faut désormais transporter les déchets jusqu’aux colonnes enterrées. “Maintenant, il faut s’organiser, prendre un chariot, faire des allers-retours”, raconte un professionnel.
La gestion du verre revient régulièrement dans les témoignages. Entre le poids des bouteilles et les volumes importants produits par les bars et restaurants, le système est jugé plus lourd qu’auparavant.
À lire aussi : Déploiement des PAV : une adaptation nécessaire pour des quartiers plus propres selon Thomas Zamboni
Certains établissements disposent désormais d’une clé permettant d’ouvrir une trappe “gros producteur” sur les colonnes à verre. “Cela permet de vider directement un contenant de bouteilles sans les déposer une par une”, précise Éric Piquet. Ces accès spécifiques sont attribués sur demande aux professionnels concernés.
Les cartons, toujours problématiquesAutre sujet sensible : les cartons. Plusieurs commerçants dénoncent des accumulations régulières dans certains secteurs du centre-ville. “Le vrai problème, ce sont les cartons. Quand ils ne passent pas pendant plusieurs jours, ça s’accumule vite”, témoigne un restaurateur.
L’Agglomération rappelle toutefois que les cartons ne doivent pas être déposés dans les colonnes de tri, sous peine de bloquer les équipements. Des ajustements de collecte sont actuellement étudiés sur certains points jugés trop souvent saturés.
À lire aussi : "Une ville, c’est comme une maison, ça se tient": Le centre-ville d'Agen bascule en points d’apports volontaires le 1er novembre
Biodéchets : des contraintes de placeDepuis l’an dernier, les PAV intègrent aussi des points de collecte pour les biodéchets, accessibles grâce à un badge. Mais plusieurs restaurateurs évoquent un manque de place dans leurs locaux pour stocker des bacs supplémentaires.
Du côté de l’Agglomération, on reconnaît également des difficultés à faire adhérer certains établissements au tri des déchets alimentaires. “Les restaurateurs restent de gros producteurs de biodéchets et il faut encore améliorer le tri”, estime Éric Piquet.
À lire aussi : Révolution des poubelles à Agen : les 5 choses à retenir de l’arrêt de la collecte en porte-à-porte
Malgré ces contraintes, peu de professionnels demandent un retour en arrière. Beaucoup reconnaissent que les PAV ont changé le visage du centre-ville, même si le système nécessite encore des ajustements.