La gestion des encombrants évolue dans l’agglomération agenaise. Grâce au partenariat avec Emmaüs, près de 800 foyers ont déjà bénéficié d’un enlèvement à domicile. Une démarche qui renforce l’économie circulaire locale.
La gestion des encombrants évolue dans l’agglomération agenaise. Grâce au partenariat avec Emmaüs, près de 800 foyers ont déjà bénéficié d’un enlèvement à domicile. Une démarche qui renforce l’économie circulaire locale.
La lutte contre les dépôts sauvages a pris de nouvelles formes depuis quelques années. Malgré tout, certains récalcitrants persistent à déposer leurs déchets au vu de tout le monde, notamment les encombrants (restes de meubles démontés, de literie…)
Pourtant, des dispositifs existent pour débarrasser les gens plus facilement de leurs encombrants, ceux que l'on ne peut pas faire rentrer dans sa voiture à cause de leur volume.
Emmaüs récupère les encombrants chez les particuliersÀ ce titre, l'Agglomération d'Agen met en exergue son partenariat avec Emmaüs. "Nous avons signé une convention en 2023", rappelle Éric Piquet, chef de service déchets et économie circulaire de l'Agglo. "En premier lieu, l'usager appelle le numéro vert du service et spécifie quel est l'objet encombrant. Ensuite, nous nous chargeons de contacter Emmaüs."
Par la suite, les équipes d'Emmaüs interviennent au domicile des personnes, sur les 44 communes de l'Agglomération. Si l'encombrant est encore en bon état, il est retapé et valorisé avant d'être remis en vente dans les locaux de l'association.
"Ce partenariat est né du constat que les dépôts d'encombrants sur les trottoirs risquaient de pousser à abandonner d'autres déchets", ajoute Cyril Guilbert, maire de Pont-du-Casse et conseiller délégué à la transition écologique au sein de l'Agglo. "Et cela rentre dans notre projet d'économie circulaire." En clair, on limite le gaspillage, on évite de générer du déchet et on produit de nouveaux biens, là où on pensait que ces objets étaient jetables, bons pour la casse.
Depuis la mise en route du partenariat avec Emmaüs, le service déchets a constaté une augmentation du nombre de personnes utilisant le dispositif : près de 800 en 2025 contre 660 l'année de son lancement. "C'est une solution particulièrement adaptée pour toutes celles et tous ceux qui n'ont pas la possibilité de se déplacer !" souligne Éric Piquet. "Mais attention, il ne faut pas appeler Emmaüs directement, il faut d'abord passer par le numéro vert de l'Agglo pour faire une réservation. Ensuite, leurs membres fixent un rendez-vous pour enlever les encombrants."
Les déchetteries ne sont plus en "open bar"Depuis le 1er septembre dernier, l'accès aux déchetteries se fait uniquement sur contrôle, grâce à une lecture de plaque d'immatriculation.
"Une mesure mise en place pour limiter l'accès exclusivement aux professionnels et aux habitants de l'agglomération agenaise", précisent Cyril Guilbert et Éric Piquet. "Éviter que les déchetteries soient en "open bar" aide à limiter le laxisme. Et ça renvoie l'usager à sa consommation des déchets."
Ceci est censé inciter les Lot-et-Garonnais à optimiser leur utilisation de la déchetterie, en s'arrangeant autant que possible pour faire un voyage à plein.
"L'idée générale, c'est que vous êtes un administré, vous avez une déchetterie de proximité. Un agent sur place vous guide si besoin, en fonction de votre chargement. Par exemple, vous voulez jeter un appareil d'électroménager, vous avez un container exprès pour ça. Et dans certains cas, l'agent peut remarquer qu'au lieu de le jeter, il y a simplement un petit élément à changer, à réparer. Et si vraiment vous n'en voulez plus, ce matériel peut aller directement à l'Afdas, la ressourcerie de Bon-Encontre."
Un projet de pôle valorisationCyril Guilbert ajoute qu'un futur pôle de valorisation des déchets pourrait voir le jour prochainement à Foulayronnes. "Les gens pourront venir y déposer ce dont ils n'ont plus l'utilité. Prenons un exemple : vous avez un bricolage à faire, vous avez besoin d'un bout de tuyau, mais pas d'un tuyau entier, et vous n'avez pas envie d'en acheter un dans le commerce. À Foulayronnes, un petit bout sera peut-être disponible."
"Cela permettra le don, la reprise, et ce pôle accueillera le jeune public ainsi que des adultes, pour des animations sur place, autour de la réparation, mais aussi du potager", précise Éric Piquet.
Toujours dans une logique d'économie circulaire, le raisonnement est simple : ce que je considère comme un déchet pourra être utile à quelqu'un d'autre.