La 34e édition du Festival du rire de Villeneuve se tient jusqu’à samedi soir avec son plateau de stars et de jeunes pousses de l’humour. Pour les organisateurs, un défi de taille s’ajoute : accueillir le public dans...
La 34e édition du Festival du rire de Villeneuve se tient jusqu’à samedi soir avec son plateau de stars et de jeunes pousses de l’humour. Pour les organisateurs, un défi de taille s’ajoute : accueillir le public dans les meilleures conditions dans un théâtre… non climatisé.
Les bénévoles de l’association Saint-Roch-Saint-Fiacre vivent la semaine la plus importante de l’année. Jusqu’à samedi, tout le monde est sur le pont pour la 34e édition du Festival du rire. Après de longs mois de préparation, il est temps de faire profiter les Villeneuvois et les spectateurs venus d’ailleurs des humoristes qui cartonnent à travers le pays. Cette année, le festival ne déroge pas à la règle avec, en parallèle de son tremplin pour comiques en herbe, des stars de la scène comme Camille Vigneaux, Roman Doduik et Erick Baert.
Mais si l’événement villeneuvois a connu, au fil de trois décennies d’existence, des épisodes de fortes chaleurs, c’est bien la première fois qu’il se déroule en alerte rouge canicule. Et quand les habitués du théâtre Georges-Leygues connaissent la température des lieux en plein cagnard, il y a de quoi transpirer rien que d’y penser. Les organisateurs ont prévu quelques aménagements.
Ventilateurs, éventails gratuits et bouteilles d’eau« On n’a pas eu si chaud », tempère le président Tony Feijoo, cheville ouvrière de l’événement. Comme chaque année, la soirée « partenaires » du mercredi a pu se tenir sur le bitume du parking République, à grand renfort de brumisateurs. Un moment convivial avant de « pénétrer » dans la fournaise du théâtre, non climatisé. À titre exceptionnel, « nous avons autorisé les spectateurs à apporter une petite bouteille d’eau en plastique dans le théâtre », rapporte le président Feijoo.
Des éventails sont également offerts à l’arrivée du public, et une buvette sera mise en place pendant l’entracte pour que chacun puisse s’accorder une « pause fraîcheur ». « On a aussi avancé les spectacles à 20 heures au lieu de 20 h 30 », détaille Tony Feijoo. Il a fait installer plusieurs ventilateurs dans la salle, notamment aux abords de la scène pour que les artistes ne tournent pas de l’œil en pleine représentation.
Climatiser le théâtre : bientôt une nécessité ?Si le Festival du rire est souvent sujet à une ambiance tropicale dans la salle du théâtre Georges-Leygues, les autres représentations étaient jusqu’alors épargnées. Mais à l’heure de ces canicules précoces, en mai et en juin, faut-il envisager la climatisation du bâtiment culturel quasi centenaire ? La question se pose, avec une autre problématique en toile de fond : le budget d’un tel chantier.
Les coûts observés dans les équipements culturels publics se situent fréquemment entre 150 et 400 €/m² pour une installation complète de traitement d’air et de climatisation. Pour ce qui est du théâtre Georges-Leygues, des balcons jusqu’aux loges, la facture se compterait en centaines de milliers d’euros – et s’approcherait certainement du million. Un débat qui doit désormais se transporter sur le terrain politique…