D’un côté, une défense des Dragons Catalans inconstante et qui inquiète depuis ses 60 points encaissés face à Toulouse, de l’autre, la puissance offensive de Leeds. Un duel quasi des extrêmes, ce samedi (21 h), à...
D’un côté, une défense des Dragons Catalans inconstante et qui inquiète depuis ses 60 points encaissés face à Toulouse, de l’autre, la puissance offensive de Leeds. Un duel quasi des extrêmes, ce samedi (21 h), à Gilbert-Brutus, qui doit servir de levier aux Catalans pour retrouver du caractère dans le combat.
Douzième pire défense de Super League, et encore, York, treizième, compte un match de plus : c’est le constat préoccupant qui résume la saison des Dragons Catalans. Ces largesses défensives minent souvent les prestations sang et or, freinent la quête de continuité des Dracs et plombent parfois le moral des troupes, comme le week-end dernier avec les 60 points encaissés à Castres face à Toulouse.
Les chiffres sont éloquents : 30 points encaissés par match et 995 plaquages manqués, troisième plus mauvais total. Et, pas de chance, ce samedi, ce sont les Rhinos de Leeds qui se présentent à Gilbert-Brutus (21 h). Les leaders de la Super League, l’équipe la plus impressionnante, celle qui marque le plus de points et qui compte en son sein Maika Sivo avec ses 28 essais et son record de onze matches de suite avec au moins un essai inscrit en ligne de mire.
"Ça va se jouer sur notre défense, c’est sûr, estime le pilier Romain Navarrete. Je pense que la performance défensive contre Toulouse a été catastrophique. On ne peut pas faire pire. Là, ce qu’on veut, c’est s’améliorer sur cet aspect-là. En attaque, on arrive à scorer. Mais en défense, on a du mal. Les tenus plus rapides ont déstabilisé pas mal de joueurs et, nous, quand on prend un essai ou qu’on défend mal, on lâche complet." Défense, état d’esprit… le résumé du combat qu’il faut retrouver ce samedi pour rivaliser avec une formation qui compte certains des avants qui avancent le plus en Super League, derrière la meilleure charnière du championnat : Brodie Croft – Jake Connor.
Sans Benjamin Garcia"On peut très bien défendre parfois, puis d’autres fois, ce sont sur des choses super simples où on fait n’importe quoi. Le pourquoi du comment, je ne le sais pas. On essaie d’analyser à chaque fois…", poursuit Navarrete. Finalement, recevoir Leeds peut être le meilleur test pour comprendre, analyser et se rassurer. Le résultat en lui-même ne changera pas grand-chose. Mais la prestation doit suivre.
"Nous nous sommes laissés aller contre Toulouse. C’était un manque d’intention, lance ce vendredi matin, le coach John Cartwright. Mais on peut parler de beaucoup de choses, à l’heure d’aujourd’hui, ce ne sont que des mots. Maintenant, il faut trouver l’énergie et l’envie d’aller plaquer et d’aller marquer." D’autant que l’un va avec l’autre selon l’un des maîtres à jouer des Dragons Catalans, Toby Sexton : "Nous nous concentrons en ce moment pour nous assurer que notre défense devienne meilleure. Si nous pouvons faire ça, notre attaque nous donnera des opportunités pour gagner les matches."
Le constat est posé. Libérés de la pression, face à un adversaire supérieur sur le papier, les Dracs devront retrouver leur fierté et leur caractère. À l’aller, ça n’avait pas marché. Les Rhinos avaient étouffé des Catalans indisciplinés et imprécis (46-4). Ce match-là peut aussi être une leçon pour les Dragons. Car, pour moins défendre, ils doivent plus tenir le ballon. À Leeds, ils ne l’avaient que trop peu eu. "C’est aussi notre problème, conçoit Romain Navarrete. Quand tu n’as pas le ballon, tu défends, et au milieu du terrain, tu subis et c’est frustrant. Là, je pense que ce sera encore plus dur au milieu. Mais c’est un bon test. Si on arrive à faire attention au ballon et à faire moins d’erreurs, je pense que pour nous, ça sera aussi facile."
En attendant, au milieu du terrain, les Dragons seront privés d’un élément clé ce samedi pour remonter le curseur de l’agressivité : Benjamin Garcia. Le troisième ligne et capitaine a ressenti une douleur à l’ischio en fin de semaine. Une absence de plus qui fait mal. Si ça pouvait encore un peu plus piquer l’orgueil…