Après la défaite humiliante face à Toulouse, les Dragons Catalans n’ont pas réussi à relever la tête, ce samedi, face à Leeds. Si la victoire était de fait hypothétique au vu de la qualité de l’adversaire, l’attitude...
Après la défaite humiliante face à Toulouse, les Dragons Catalans n’ont pas réussi à relever la tête, ce samedi, face à Leeds. Si la victoire était de fait hypothétique au vu de la qualité de l’adversaire, l’attitude devait prendre le relais. La nouvelle défaite (6-28) ne rassure absolument pas et montre encore l’écart physique qu’il reste à combler pour les sang et or face à ce genre d’équipe.
Dur de tirer des conclusions après avoir accueilli, ce samedi soir, le leader de Super League incontesté depuis plusieurs semaines, Leeds, pour les Dragons Catalans. Il n’en reste pas moins que ces Dracs-là ne retourneront pas à l’entraînement ce lundi avec plus de velléité et de confiance qu’il y a une semaine. Le défi interne mis sur l’agressivité, le combat et les attitudes pour rebondir après la déconvenue face à Toulouse n’a été que trop peu concluant. Conséquence : les Dragons ont perdu une grande partie des duels au centre du terrain et ont subi la loi de Rhinos trop puissants (6-28).
Les joueurs de John Cartwright ont eu beau tenter de se réveiller et de sonner la révolte par quelques réponses lors d’échauffourées (42e, 46e) ou de mauvais petits coups donnés lors des tenus, dans le jeu, les Dragons n’ont que trop peu existé physiquement. Au centre du terrain, l’une des batailles annoncées, ils ont été dépassés. Mikolaj Oledzki, Danny Levi, Cooper Jenkins, ainsi que leurs remplaçants anglais, Jarrod O’Connor, Thomas Holroyd et Cameron Smith se sont délectés des moindres accélérations dictées par la charnière toujours aussi clinique Brodie Croft-Jake Connor.
Triplé de Brodie CroftÀ l’inverse, les Catalans, eux, ont été quasi inoffensifs. Les seules actions dangereuses venaient de l’ailier Léo Darrélatour. Il a d’ailleurs donné une balle d’essai à Toby Sexton pour recoller au score (17e). Mais le demi australien a mal remisé sa passe pour son ailier. Et les détails, face à ce genre d’équipes, ça se paye cash. Parce que Leeds a eu le monopole du ballon une grande partie de la rencontre et a joué dix ballons de plus dans les 20 mètres sang et or.
Donc les occasions étaient rares. Les Rhinos, eux, ont fait mouche. Cinq fois exactement, souvent avec un schéma très précis : des avants qui avancent et une remise intérieure destructrice. Les 35 plaquages catalans manqués en témoignent. Le premier essai de Brodie Croft, opportuniste après un plaquage plein d’engagement d’un de ses coéquipiers qui a fait échapper le ballon à Lewis Dodd aussi (19e), tout comme la percée de Jarrod O’Connor plein fer sur une remise intérieure de Cameron Smith pour Lachlan Miller (37e), ainsi que le doublé de Brodie Croft lancé plein centre (56e).
Les schémas se ressemblaient et questionnaient sur l’impuissance des Dragons dans un secteur clé. L’adversaire était un calibre bien supérieur, certes. Les blessures de Romain Navarrete tout juste dix minutes après son entrée ainsi que la sortie en béquille d’Harvey Wilson n’ont pas aidé non plus. Mais quand même. La revanche promise a semblé s’évaporer au fil des assauts de Brodie Croft, qui est allé de son triplé (67e), éclaboussant de son talent le stade Gilbert-Brutus.
L’orgueil catalan a tenté de parler par bribes, sur l’aile notamment de Nick Cotric en seconde période, qui a échoué à deux reprises à cinq mètres de la ligne (63e, 69e). Mais c’était trop peu, et jamais avec l’impression que la défense des Rhinos était débordée. Les Dragons ont trop peu avancé pour cela (500 mètres de moins) et, physiquement, ils n’ont pas eu suffisamment de répondant, les étirements à cinq minutes de la fin effectués par certains Dracs en sont la preuve. De toute façon, le premier essai des Rhinos, sur un rebond chanceux capté par Harry Newman (9e), présageait déjà que la réussite fuyait Perpignan. Le ballon égaré par Léo Darrélatour en bout de ligne à quelques minutes du terme aussi (78e). Du début à la fin, rien n’a souri à ces Dragons. Si ce n’est l’essai en force sur la sirène d’Ugo Tison. Maigre consolation parce qu’ils n’ont que trop peu proposé pour créer l’exploit et provoquer la chance. Mais l’important était ailleurs. Et le peuple sang et or retiendra qu’après l’humiliation castraise avec une défaite à 42 points d’écart, c’est une défaite sans saveur qui conclura ce week-end.