Sur la route menant de l'ouest parisien au XVIe arrondissement se dresse un ancien pavillon que l'on pourrait presque manquer si sa façade n'était pas aussi remarquable. Situé au cœur du Bois de Boulogne, cet ancien refuge de Napoléon III devenu restaurant à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 accueille depuis plus d'un siècle les fins gastronomes dans un décor spectaculaire. Verrières, lustres et boiseries d'époque : malgré les années, La Grande Cascade a gardé tout son charme, préservant son patrimoine architectural tout en proposant une cuisine qui fait sa renommée depuis 1965.
De pavillon impérial à institution parisienne
Avant d'être l'une des plus belles tables de la capitale, La Grande Cascade était un simple pavillon de chasse. Construit pour Napoléon III, il servait de halte à l'empereur lors de ses promenades et parties de chasse dans le Bois de Boulogne.
Puis, survient l'Exposition universelle de 1900. Le bâtiment est alors repensé pour accueillir un restaurant à la hauteur de cet évènement historique. Verrières métalliques, larges baies vitrées, décors raffinés et volumes généreux... L'adresse devient un jardin d'hiver aux influences Empire, Belle Époque et Art nouveau.
Depuis, l'établissement semble n'avoir pas changé, conservant toute son âme et son charme d'autrefois. À l'intérieur, les miroirs, les dorures, les lustres et les banquettes de velours rouge rappellent le faste des grandes maisons parisiennes du début du XXe siècle. À l'étage, plusieurs salons privés conservent cette atmosphère feutrée, idéale aussi bien pour un dîner romantique que pour un déjeuner d'affaires.
Avant d'être un restaurant, La Grande Cascade était un pavillon de chasse de Napoléon III - © Restaurants Parisiens
Une terrasse bucolique qui donne l'impression de quitter Paris
Aux beaux jours, La Grande Cascade s'agrandit et dévoile sans doute son plus bel atout : sa superbe terrasse ombragée. Installée en plein coeur du bois de Boulogne, elle offre une immersion bienvenue dans la nature parisienne. Une impression de campagne bien agréable, alors que les Champs-Élysées ne se trouvent qu'à quelques kilomètres.
À la tombée de la nuit, le pavillon change encore d'atmosphère. Les bougies illuminent les tables, les lumières se reflètent dans les verrières historiques et le restaurant semble nous offrir un voyage dans le temps à la Midnight in Paris.
Miroirs, les dorures, les lustres et les banquettes de velours rouge rappellent le faste des grandes maisons parisiennes du début du XXe siècle. - © Restaurants Parisiens
Une étoile Michelin depuis 1965
Pour honorer ce décor exceptionnel, le chef Frédéric Robert y propose une cuisine contemporaine étoilée sans interruption depuis plus d'un demi-siècle. Une régularité dont peu d'adresses parisiennes peuvent se targuer.
Passé par les cuisines de certains des plus grands chefs de la gastronomie française — comme Bernard Pacaud à L'Ambroisie, Claude Peyrot au Vivarois ou Alain Senderens chez Lucas Carton —, le chef y dévoile une cuisine raffinée où les grands produits occupent le premier rôle. Tourteau de Bretagne, langoustines, homard bleu, turbot de l'Atlantique ou bœuf de Salers composent une carte de choix. Parmi les plats signature figurent notamment les célèbres macaroni au foie gras, céleri-rave et truffe noire, le ris de veau doré au beurre demi-sel ou encore le turbot cuit en croûte d'algues et de sel marin.
Le chef Frédéric Robert propose une cuisine contemporaine étoilée sans interruption depuis 1965 - © Restaurants Parisiens
Des desserts de haute volée jusqu'aux glaces salées
C'est au chef pâtissier Joris Vée qu'a été donnée la lourde tache de clore en beauté cette découverte gustative. Et le pari est réussi. Millefeuille aux trois vanilles, dessert fraise parfumé à la mélisse, baba au rhum aux agrumes... Les grands classiques français sont revisités avec talent et une touche de modernité bienvenue.
Le jeune chef a également imaginé cette année une proposition plus inattendue : des glaces salées servies en pré-dessert. Avocat relevé au piment d'Espelette, courgette-basilic ou tomate à l'ail des ours... Les papilles sont émoustillées et on se plait à deviner les saveurs.
Ouverte tout l'été, La Grande Cascade est l'une des rares restaurants parisiens verdoyants où l'on peut déjeuner ou dîner au milieu d'un écrin de verdure sans quitter la capitale. Une adresse certes un peu formelle, mais qui possède un charme intemporel.
Les glaces salées du chef pâtissier Joris Vée - © Restaurants Parisiens
La Grande Cascade
Allée De Longchamp,
Bois De Boulogne, 75016 Paris
restaurantsparisiens.com
[visiter_endroit]
Ancien pavillon de chasse impérial transformé en restaurant gastronomique, La Grande Cascade a gardé toute son charme d’antan. Architecture Belle Époque, terrasse bucolique et cuisine étoilée : visite de cette institution parisienne.
Sur la route menant de l’ouest parisien au XVIe arrondissement se dresse un ancien pavillon que l’on pourrait presque manquer si sa façade n’était pas aussi remarquable. Situé au cœur du Bois de Boulogne, cet ancien refuge de Napoléon III devenu restaurant à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900 accueille depuis plus d’un siècle les fins gastronomes dans un décor spectaculaire. Verrières, lustres et boiseries d’époque : malgré les années, La Grande Cascade a gardé tout son charme, préservant son patrimoine architectural tout en proposant une cuisine qui fait sa renommée depuis 1965.
De pavillon impérial à institution parisienneAvant d’être l’une des plus belles tables de la capitale, La Grande Cascade était un simple pavillon de chasse. Construit pour Napoléon III, il servait de halte à l’empereur lors de ses promenades et parties de chasse dans le Bois de Boulogne.
Puis, survient l’Exposition universelle de 1900. Le bâtiment est alors repensé pour accueillir un restaurant à la hauteur de cet évènement historique. Verrières métalliques, larges baies vitrées, décors raffinés et volumes généreux… L’adresse devient un jardin d’hiver aux influences Empire, Belle Époque et Art nouveau.
Depuis, l’établissement semble n’avoir pas changé, conservant toute son âme et son charme d’autrefois. À l’intérieur, les miroirs, les dorures, les lustres et les banquettes de velours rouge rappellent le faste des grandes maisons parisiennes du début du XXe siècle. À l’étage, plusieurs salons privés conservent cette atmosphère feutrée, idéale aussi bien pour un dîner romantique que pour un déjeuner d’affaires.
Avant d’être un restaurant, La Grande Cascade était un pavillon de chasse de Napoléon III – © Restaurants Parisiens
Une terrasse bucolique qui donne l’impression de quitter Paris
Aux beaux jours, La Grande Cascade s’agrandit et dévoile sans doute son plus bel atout : sa superbe terrasse ombragée. Installée en plein coeur du bois de Boulogne, elle offre une immersion bienvenue dans la nature parisienne. Une impression de campagne bien agréable, alors que les Champs-Élysées ne se trouvent qu’à quelques kilomètres.
À la tombée de la nuit, le pavillon change encore d’atmosphère. Les bougies illuminent les tables, les lumières se reflètent dans les verrières historiques et le restaurant semble nous offrir un voyage dans le temps à la Midnight in Paris.
Miroirs, les dorures, les lustres et les banquettes de velours rouge rappellent le faste des grandes maisons parisiennes du début du XXe siècle. – © Restaurants Parisiens
Une étoile Michelin depuis 1965
Pour honorer ce décor exceptionnel, le chef Frédéric Robert y propose une cuisine contemporaine étoilée sans interruption depuis plus d’un demi-siècle. Une régularité dont peu d’adresses parisiennes peuvent se targuer.
Passé par les cuisines de certains des plus grands chefs de la gastronomie française — comme Bernard Pacaud à L’Ambroisie, Claude Peyrot au Vivarois ou Alain Senderens chez Lucas Carton —, le chef y dévoile une cuisine raffinée où les grands produits occupent le premier rôle. Tourteau de Bretagne, langoustines, homard bleu, turbot de l’Atlantique ou bœuf de Salers composent une carte de choix. Parmi les plats signature figurent notamment les célèbres macaroni au foie gras, céleri-rave et truffe noire, le ris de veau doré au beurre demi-sel ou encore le turbot cuit en croûte d’algues et de sel marin.
Le chef Frédéric Robert propose une cuisine contemporaine étoilée sans interruption depuis 1965 – © Restaurants Parisiens
Des desserts de haute volée jusqu’aux glaces salées
C’est au chef pâtissier Joris Vée qu’a été donnée la lourde tache de clore en beauté cette découverte gustative. Et le pari est réussi. Millefeuille aux trois vanilles, dessert fraise parfumé à la mélisse, baba au rhum aux agrumes… Les grands classiques français sont revisités avec talent et une touche de modernité bienvenue.
Le jeune chef a également imaginé cette année une proposition plus inattendue : des glaces salées servies en pré-dessert. Avocat relevé au piment d’Espelette, courgette-basilic ou tomate à l’ail des ours… Les papilles sont émoustillées et on se plait à deviner les saveurs.
Ouverte tout l’été, La Grande Cascade est l’une des rares restaurants parisiens verdoyants où l’on peut déjeuner ou dîner au milieu d’un écrin de verdure sans quitter la capitale. Une adresse certes un peu formelle, mais qui possède un charme intemporel.
Les glaces salées du chef pâtissier Joris Vée – © Restaurants Parisiens
La Grande Cascade
Allée De Longchamp,
Bois De Boulogne, 75016 Paris
restaurantsparisiens.com
La Grande Cascade est un ancien pavillon de chasse de Napoléon III devenu restaurant gastronomique. L'adresse est située au cœur du Bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement.
L'établissement conserve un décor historique avec verrières, lustres, boiseries, miroirs, dorures et banquettes de velours rouge. Le texte évoque des influences Empire, Belle Époque et Art nouveau.
Le restaurant propose une cuisine étoilée sans interruption depuis 1965. C'est l'un des éléments mis en avant dans l'article.
Le chef Frédéric Robert y propose une cuisine contemporaine avec des produits comme le tourteau de Bretagne, les langoustines, le homard bleu, le turbot de l'Atlantique ou le bœuf de Salers. Parmi les plats cités figurent les macaroni au foie gras, le ris de veau et le turbot en croûte d'algues.
Oui, l'article mentionne une grande terrasse ombragée, particulièrement appréciée aux beaux jours. Elle donne l'impression de quitter Paris tout en restant dans le Bois de Boulogne.